1 Mar 2026, dim

Affaire Epstein : la justice américaine réexamine des documents après des soupçons d’omissions concernant Donald Trump

Affaire Epstein la justice américaine réexamine des documents après des soupçons d’omissions concernant Donald Trump

Le ministère américain de la Justice a annoncé un nouvel examen des archives liées à Jeffrey Epstein après des révélations médiatiques affirmant que certains documents mentionnant Donald Trump n’auraient pas été rendus publics. Une controverse qui ravive les tensions politiques autour d’un dossier toujours explosif.

Une controverse relancée par des révélations médiatiques

Le département américain de la Justice (DoJ) s’est engagé, mercredi 25 février, à réexaminer plusieurs documents du dossier Jeffrey Epstein, après des accusations selon lesquelles certains éléments mentionnant Donald Trump auraient été écartés de la base de données publique.

La radio publique NPR a affirmé que des fichiers liés à des accusations d’agression sexuelle sur mineure, évoquant à la fois Jeffrey Epstein et Donald Trump, n’auraient pas été publiés lors de la diffusion massive des archives décidée par Washington.

Selon ces révélations, plusieurs documents auraient été retirés ou non intégrés à la base consultable par le public, alimentant immédiatement des soupçons de sélection ou de filtrage politique.

Le ministère de la Justice promet des vérifications

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le DoJ a indiqué avoir ouvert une procédure de vérification interne.

Les autorités judiciaires expliquent examiner les fichiers signalés comme manquants, notamment ceux liés à la complice d’Epstein, Ghislaine Maxwell.

Le ministère assure que si des documents ont été mal classés ou omis lors du processus d’examen et qu’ils répondent aux critères légaux de publication, ils seront rendus publics.

Washington insiste par ailleurs sur le fait que « rien n’a été supprimé », évoquant plutôt des doublons, des documents protégés par la loi ou encore des pièces liées à des enquêtes fédérales toujours en cours.

Des accusations graves relayées par la presse américaine

Le New York Times a rapporté que parmi les documents non publiés figureraient des notes internes du FBI résumant plusieurs interrogatoires réalisés en 2019.

Une femme s’était alors présentée après l’arrestation de Jeffrey Epstein, affirmant avoir subi des agressions sexuelles lorsqu’elle était mineure, accusations visant Epstein mais mentionnant également Donald Trump.

Selon le quotidien américain, un seul résumé d’interrogatoire concernant Epstein aurait été rendu public, tandis que d’autres documents liés à ces déclarations seraient restés confidentiels.

Les démocrates dénoncent une possible dissimulation

Des élus démocrates membres de la commission de supervision de la Chambre des représentants affirment avoir mené leurs propres vérifications ces dernières semaines.

Ils estiment que le ministère de la Justice pourrait avoir retenu illégalement certains témoignages du FBI liés à la plaignante.

Dans un communiqué, ils accusent l’administration d’avoir potentiellement « étouffé des preuves » et réclament des explications immédiates.

Le DoJ a rejeté ces accusations, dénonçant une polémique politique destinée selon lui à alimenter une campagne hostile au président américain.

Une publication massive déjà contestée

Le 30 janvier, le ministère de la Justice avait annoncé la publication de plus de trois millions de pages de documents partiellement caviardés afin de répondre à une obligation légale votée par le Congrès.

Malgré cette divulgation d’ampleur, plusieurs victimes d’Epstein ont dénoncé le maintien de nombreuses zones d’ombre et l’absence de poursuites supplémentaires contre des complices présumés.

Donald Trump, qui a reconnu avoir évolué dans les mêmes cercles sociaux que Jeffrey Epstein par le passé, a toujours affirmé avoir rompu tout lien avec lui avant ses démêlés judiciaires et nie toute implication dans ses crimes.

Une affaire toujours ouverte politiquement

Plusieurs années après la mort de Jeffrey Epstein, son dossier continue d’alimenter le débat politique américain.

Le réexamen annoncé par la Justice pourrait relancer les tensions entre majorité présidentielle et opposition démocrate, alors que la question centrale demeure celle de la transparence et de l’exhaustivité des archives rendues publiques.

Paul Lamier Grandes Lignes

La rédaction vous conseille