La tempête ne retombe pas autour du prince Andrew. Privé de ses titres, écarté de la vie publique, le frère cadet du roi se retrouve une nouvelle fois au centre d’une séquence explosive liée à l’affaire Jeffrey Epstein. Cette fois, la question dépasse sa seule responsabilité : que savaient réellement la Reine et les membres de la famille royale ?
Un prince déchu, une institution fragilisée
Depuis la publication de nouveaux courriels et clichés compromettants, Andrew Mountbatten-Windsor est davantage isolé que jamais. Certaines images et échanges suggèrent qu’il aurait maintenu des contacts avec Jeffrey Epstein alors que ce dernier était déjà condamné pour trafic sexuel.
En octobre 2025, le roi Charles III lui a retiré ses derniers titres honorifiques, une décision rare dans l’histoire moderne de la monarchie. Le souverain s’est dit « profondément inquiet » et prêt à coopérer avec les autorités si nécessaire. Andrew a également été contraint de quitter le Royal Lodge, résidence qu’il occupait depuis plus de vingt ans.
La sanction est lourde, mais elle n’éteint pas les interrogations.
Affaire Epstein : nouvelles révélations, Charles III se dit prêt à soutenir l’enquête
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Elizabeth II savait-elle ?
De nombreuses sources ont longtemps affirmé que Elizabeth II aurait cherché à protéger son fils, réputé être l’un de ses favoris. Était-elle informée de la nature exacte des relations entre Andrew et Jeffrey Epstein ?
Aucune preuve publique n’indique qu’elle ait eu connaissance d’éléments compromettants précis. Mais la question revient avec insistance : au sein du palais, personne n’a-t-il perçu l’ampleur du risque réputationnel ?
Le scandale met en lumière les failles possibles d’un système où loyauté familiale et gestion institutionnelle se confondent parfois.
Une fracture générationnelle au sommet
La nouvelle génération semble adopter une posture différente. Le prince héritier William et son épouse Catherine, Princess of Wales ont exprimé leur profonde préoccupation face aux révélations successives.
Ce positionnement marque une rupture. Là où l’ancienne garde privilégiait la discrétion, les plus jeunes plaident désormais pour davantage de transparence. Une évolution stratégique destinée à préserver la crédibilité de la Couronne dans une société britannique de plus en plus exigeante en matière d’éthique publique.
Une double crise politique
Le contexte complique encore la situation. À Londres, le gouvernement dirigé par Keir Starmer fait lui aussi face à des critiques après la résurgence de controverses liées à certaines personnalités proches du pouvoir et à leurs liens passés avec Epstein.
Buckingham Palace et Downing Street se retrouvent simultanément sous pression médiatique, renforçant l’impression d’une crise institutionnelle élargie.
Une monarchie en survie stratégique
La monarchie britannique a déjà traversé des tempêtes : divorces royaux, décès tragiques, tensions internes. Mais l’affaire Andrew touche à un registre plus sensible celui des abus, du silence et de la responsabilité morale.
Pour survivre politiquement, la Couronne doit convaincre qu’elle n’a rien dissimulé et qu’elle agit sans complaisance, même lorsqu’un membre de la famille est impliqué.
Paul Lamier Grandes Lignes












