16 Fév 2026, lun

Bruno Retailleau se lance pour 2027

Bruno Retailleau se lance pour 2027

Candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027, Bruno Retailleau affirme que « seule la présidentielle permet d’agir vraiment ». Dans une allocution diffusée en direct sur les réseaux sociaux, l’ancien ministre de l’Intérieur a esquissé les grandes lignes de son projet, centré sur l’autorité de l’État, la réforme de la justice et une réduction drastique de l’immigration.

Le président des Républicains entend faire de 2027 un moment de rupture. « Je ne veux pas être président par obsession du pouvoir mais par sens du devoir », a-t-il déclaré, décrivant une France « qui s’enfonce » dans un contexte international qu’il juge instable.

Des référendums comme levier d’action

Au cœur de sa stratégie : le recours direct au peuple. Retailleau promet d’organiser plusieurs référendums s’il est élu.

Le premier porterait sur l’immigration, qu’il souhaite réduire fortement. Un second viserait une « révolution de la justice pénale ». Il évoque également la possibilité de redonner la primauté au droit national lorsque les « intérêts fondamentaux » du pays sont en jeu.

Ces annonces soulèvent toutefois une question juridique : ni l’immigration ni la justice ne relèvent actuellement du champ référendaire tel que défini par la Constitution.

Autorité, ordre et réforme sociale

L’ancien ministre se présente comme « le président de l’ordre, de la justice et de la fierté française ». Il promet de « ne céder ni à la violence ni au politiquement correct » et critique ce qu’il qualifie de dérives de l’État de droit.

Sur le plan économique et social, il plaide pour des économies budgétaires, une refonte du modèle social et une priorité donnée au travail. Il affirme vouloir « protéger la France des travailleurs » et relancer une politique familiale ambitieuse.

Il promet également une « écologie de progrès » et une refondation de l’école axée sur le mérite.

Une ligne assumée à droite

À travers cette déclaration, Bruno Retailleau confirme son positionnement : une droite d’autorité, souverainiste sur le plan juridique et exigeante sur la maîtrise des finances publiques.

À deux ans de l’échéance, sa candidature ouvre officiellement la compétition au sein de la droite républicaine et place les questions d’ordre, d’immigration et d’identité au centre du débat présidentiel à venir.

Max Betto Grandes Lignes

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