À un mois du scrutin, le paysage politique congolais se précise. Le 15 mars, les électeurs seront appelés aux urnes pour départager sept candidats, dont le président sortant Denis Sassou N’Guesso, au pouvoir depuis plus de quatre décennies.
Un chef d’État solidement installé
Âgé de 82 ans, le dirigeant congolais, candidat du Parti congolais du travail (PCT), brigue un nouveau mandat. Son parcours politique s’étend sur plus de 40 ans, entre un premier règne de 1979 à 1992 sous le monopartisme et son retour aux affaires en 1997, avant une série de mandats successifs depuis 2002.
Dans un pays où le pouvoir s’est structuré autour d’un appareil politique et institutionnel centralisé, le PCT demeure la principale force organisée sur le terrain.
Une opposition dispersée
Face au président sortant, six candidats d’opposition ont officiellement déposé leurs dossiers auprès de la Direction générale des affaires électorales.
Parmi eux :
• Destin Gavet (Mouvement républicain), 34 ans, benjamin de la course ;
• Vivien Manangou, enseignant en droit ;
• Zinga Mabio Mavoungou (L’Alliance) ;
• Dave Mafoula (Les Souverainistes), déjà candidat en 2021 ;
• Joseph Kignoumbi Kia Mboungou (La Chaîne), figure régulière des scrutins depuis 2002 ;
• Anguios Nganguia Engambé, candidat pour la quatrième fois consécutive.
Si la pluralité des candidatures est réelle, les grandes formations historiques d’opposition notamment l’UPADS et l’UDH-Yuki ont choisi de ne pas présenter de candidat. Une absence qui fragilise davantage un camp déjà fragmenté.
Un scrutin à enjeu limité ?
Dans ce contexte, la dynamique électorale apparaît déséquilibrée. L’opposition, sans plateforme commune ni leadership fédérateur, peine à incarner une alternative structurée face à une majorité bien implantée.
La Cour constitutionnelle doit encore valider les candidatures avant la publication définitive de la liste. La campagne officielle se tiendra du 28 février au 13 mars 2026.
Max Betto Grandes Lignes











