Dix ans après le Brexit, l’UE et le Royaume-Uni veulent se rapprocher
Dix ans ans après le référendum qui a conduit au Brexit, le Royaume-Uni et l’Union européenne doivent travailler plus étroitement dans tous les domaines, pour s’épauler dans un monde de plus en plus instable, ont plaidé samedi leurs dirigeants à Munich.
L’avenir de l’Europe et du Royaume-Uni sont « plus que jamais liés », a fait valoir la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, appelant de ses voeux un rapprochement sur les plans « de la sécurité, de l’économie ou de la défense de nos démocraties ».
« En cette période extrêmement instable, l’Europe et, en particulier, le Royaume-Uni devraient se rapprocher », a-t-elle lancé lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, où elle s’est affichée aux côtés du premier ministre britannique, Keir Starmer.
« Dix ans après le Brexit, nos avenirs sont plus que jamais liés. Il est donc dans notre intérêt commun de faire preuve d’ambition concernant notre partenariat », a-t-elle ajouté.
« Nous ne sommes plus la Grande-Bretagne des années du Brexit », a lancé de son côté le chef du gouvernement britannique, six ans après la sortie effective du Royaume-Uni de l’UE.
« L’Europe doit voler de ses propres ailes, ce qui implique (…) de mettre de côté les petites querelles politiques et les préoccupations de court terme », a affirmé le responsable travailliste, qui depuis son arrivée à Downing Street s’est efforcé de relancer la relation avec l’UE.
« Nous devons oeuvrer ensemble pour construire une Europe plus forte et une Otan plus européenne, s’appuyant sur des liens plus étroits entre le Royaume-Uni et l’UE, dans la défense, l’industrie, les technologies, la politique, et l’économie en général », a-t-il plaidé, y voyant « les bases de notre sécurité et notre prospérité ».
Le Premier ministre Keir Starmer a multiplié les initiatives pour illustrer sa volonté de relance (« reset ») de la relation entre son pays et l’UE, depuis son arrivée à Downing Street en juillet 2024.