Guerre au Moyen-Orient: la France conseille à ses ressortissants de quitter l’Irak
Le ministère français des Affaires étrangères conseille à ses ressortissants se trouvant en Irak de quitter le pays « compte tenu de la dégradation de la situation sécuritaire régionale », dans des nouvelles consignes diffusées dimanche, alors que la guerre au Moyen-Orient est entrée dans sa deuxième semaine.
« Il est conseillé aux Français qui se trouvent en Irak de quitter le pays », écrit le Quai d’Orsay sur son site internet, ajoutant qu’« avant de partir » les ressortissants doivent se signaler auprès des autorités diplomatiques françaises dans le pays.
Il est « formellement déconseillé aux Français de se rendre en Irak », ajoute le ministère, réitérant cette consigne déjà passée la semaine dernière.
Samedi soir, des explosions ont été entendues dans la capitale irakienne Bagdad et à Erbil, capitale du Kurdistan irakien, selon des journalistes de l’AFP.
La cause des fortes détonations à Bagdad restait inconnue.
Des frappes ont visé samedi des militants kurdes iraniens en Irak, dans la région autonome du Kurdistan, ont indiqué des responsables de ces groupes en exil à l’AFP.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont déclaré samedi matin avoir ciblé des « groupes séparatistes » dans le Kurdistan irakien.
La région autonome abrite des camps et des bases arrières tenues par plusieurs groupes de militants kurdes iraniens qui ont été à plusieurs reprises frappés par l’Iran depuis le début de la guerre.
Donald Trump a dit samedi ne « pas vouloir » que les Kurdes lancent une offensive contre l’Iran. Dans une interview jeudi avec l’agence Reuters, le président américain s’était à l’inverse dit « tout à fait pour » une offensive des milices kurdes iraniennes contre le pouvoir en place à Téhéran.
Le Kurdistan irakien, situé dans les montagnes du nord du pays, près de la frontière iranienne, sert depuis longtemps de refuge à plusieurs factions armées de l’opposition kurde iranienne.
Les Kurdes, un peuple sans Etat principalement réparti entre Turquie, Irak, Syrie et Iran, sont alliés aux Etats-Unis depuis de longues années, avec des fortunes diverses.