Guerre au Moyen-Orient: Macron se rend lundi à Chypre pour témoigner de sa « solidarité »
Le président Emmanuel Macron se rendra lundi à Chypre pour « témoigner de la solidarité de la France » avec cet Etat de l’Union européenne, frappé la semaine dernière par des drones et des missiles en lien avec le conflit au Moyen-Orient, a annoncé dimanche l’Elysée.
Emmanuel Macron rencontrera à Paphos le président chypriote Nikos Christodoulides ainsi que le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. « Il s’agira de renforcer avec nos partenaires européens la sécurité autour de Chypre et en Méditerranée orientale, en vue de contribuer à la désescalade dans la région », a déclaré la présidence française.
« Ce déplacement vise à témoigner la solidarité de la France avec Chypre, État membre de l’Union européenne avec qui nous avons un partenariat stratégique, et qui a été frappée, la semaine dernière, par plusieurs drones et tirs de missiles », a-t-elle ajouté.
Le président français avait annoncé mardi dernier l’envoi au large de Chypre de la frégate Languedoc et de moyens anti-aériens.
Plus largement, la France a dépêché dans la région d’importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle et un porte-hélicoptères. Mais elle insiste sur sa posture « strictement défensive » depuis le déclenchement le 28 février de la guerre par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran.
Cette visite à Chypre « permettra également au chef de l’Etat de souligner l’importance de garantir la liberté de navigation et la sécurité maritime de la mer rouge au détroit d’Ormuz, notamment grâce à l’opération maritime Aspides de l’Union européenne », a précisé l’Elysée.
« Elle sera aussi l’occasion de coordonner nos efforts pour assurer la sécurité des ressortissants européens dans la région et accompagner les opérations de rapatriement », a-t-il ajouté.
Près de 400.000 Français résident ou sont actuellement de passage dans la douzaine de pays affectés par l’extension du conflit à la région du Golfe et au Liban. Au moins 4.300 personnes ont pu regagner la France depuis le début des hostilités, selon le ministère des Affaires étrangères.