Israël annonce avoir bombardé des postes de contrôle de la milice des Bassidj à Téhéran
L’armée israélienne a annoncé jeudi avoir bombardé à Téhéran des postes de contrôle de la milice paramilitaire iranienne des Bassidj, affiliée aux Gardiens de la Révolution.
L’armée a déclaré avoir « récemment constaté que des soldats de l’unité des Bassidj avaient établi des barrages routiers à plusieurs endroits à travers Téhéran ».
« Au cours des dernières 24 heures, l’armée de l’air israélienne (…) a visé les barrages routiers et les agents des Bassidj », a ajouté l’armée dans un communiqué.
Elle a accusé cette milice de « diriger les principales actions de répression contre les manifestations internes, notamment ces derniers temps ».
L’Iran a été secoué par de vastes manifestations ayant culminé en janvier, réprimées dans le sang par les autorités.
Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne, s’appuie sur la milice des Bassidj, recrutée essentiellement dans la jeunesse et qui agit comme une organisation idéologique insérée dans toutes les institutions et strates de la société.
Des habitants de la capitale iranienne ont indiqué à l’AFP que les Gardiens de la Révolution avaient mis en place des barrages routiers pour afficher leur contrôle à travers la ville, frappée par Israël et les Etats-Unis.
Une habitante de Téhéran a déclaré à l’AFP que les militaires avaient « vidé toutes leurs bases ».
« La seule chose qu’ils peuvent faire pour montrer qu’ils sont là et que la situation est sous contrôle, c’est d’installer des checkpoints un peu partout », a raconté cette femme qui n’a pas révélé son nom.
D’après le ministère iranien de la Santé, plus de 1.200 personnes ont été tuées, dont environ 200 enfants de moins de 12 ans, depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur Téhéran.
En raison des restrictions imposées aux médias, l’AFP n’a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante ce bilan.