Mort de Quentin à Lyon: Macron appelle « au calme, à la retenue et au respect »
Le président de la République, Emmanuel Macron, a souhaité samedi que soient poursuivis et condamnés les auteurs des violences à l’origine du décès d’un jeune homme de 23 ans à Lyon, appelant « au calme, à la retenue et au respect »
« À Lyon, Quentin a été victime d’un déferlement de violence inouï. Il a perdu la vie à 23 ans seulement. À sa famille et à ses proches, j’adresse mes pensées et le soutien de la Nation. En République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l’on tue. Au contraire, tout le sens de nos institutions est de civiliser les débats et de protéger la libre expression d’arguments », a écrit le président de la République sur X.
« Poursuivre, traduire devant la justice et condamner les auteurs de cette ignominie est indispensable. La haine qui assassine n’a pas sa place chez nous. J’appelle au calme, à la retenue et au respect », a-t-il poursuivi.
Le parquet de Lyon a annoncé samedi le décès de Quentin, un étudiant qui était hospitalisé depuis jeudi à Lyon dans un état grave après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po.
Plusieurs responsables à gauche ont aussi réagi au décès, dont le Premier secrétaire du PS Olivier Faure, jugeant « inacceptable » le « niveau de violence atteint ». « Dans une démocratie personne ne devrait mourir pour ses idées (…) A la police et à l’autorité judiciaire de mener une enquête diligente et de rendre la justice », a-t-il écrit sur X.
« Il faut arrêter avec cette violence en politique qui mènera toujours à des tragédies. Que toute la lumière soit faite et que justice soit rendue », a de son côté appelé le secrétaire national du PCF Fabien Roussel.
Au Rassemblement national, la députée Laure Lavalatte avait, avant le message sur X de M. Macron, souhaité que celui-ci s’exprime. « Un assassinat politique compte toujours trois coupables : celui qui tue, celui qui incite, celui qui tolère. Tous doivent être identifiés et condamnés lourdement », avait-elle intimé.