À quelques jours de son audition devant le Congrès, Hillary Clinton hausse le ton. L’ancienne secrétaire d’État accuse Donald Trump d’avoir cherché à « dissimuler » des éléments liés aux dossiers Epstein et réclame leur publication intégrale.
Dans une interview accordée à la BBC, elle a appelé le gouvernement américain à rendre publics l’ensemble des documents encore classifiés : « Publiez ces dossiers. Ils traînent », a-t-elle lancé, estimant que la transparence doit être totale.
Une audition sous haute tension
Hillary Clinton doit être entendue le 26 février par une commission du Congrès, suivie le lendemain par son époux, l’ancien président Bill Clinton. Les parlementaires souhaitent éclaircir la nature des relations entre l’ex-chef d’État démocrate et Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019 dans des circonstances officiellement qualifiées de suicide.
Les Clinton ont indiqué qu’ils préféreraient une audition publique plutôt qu’à huis clos. « Je veux que tout le monde soit traité de la même manière », a affirmé Hillary Clinton, assurant que le couple n’a « rien à cacher ».
Des dossiers déjà largement publiés
En janvier, le ministère américain de la Justice a diffusé plus de trois millions de documents, photos et vidéos liés à l’affaire Epstein. Plusieurs personnalités politiques y sont mentionnées, dont Bill Clinton et Donald Trump.
La simple apparition d’un nom dans ces archives ne constitue pas, en soi, une preuve d’acte répréhensible. Mais ces révélations ont ravivé les interrogations sur l’ampleur du réseau relationnel du financier et sur les éventuelles responsabilités politiques.
Le ministère de la Justice affirme qu’il ne reste plus de documents à divulguer. Certains élus estiment toutefois que des notes internes et des échanges électroniques pourraient ne pas avoir été rendus publics.
Une contre-offensive politique
Pour Hillary Clinton, l’initiative républicaine vise à détourner l’attention du président Donald Trump, lui aussi cité à plusieurs reprises dans les archives. « Regardez cette chose qui brille », a-t-elle ironisé, accusant ses adversaires de chercher un effet de diversion.
Donald Trump a nié toute implication et affirme avoir été « totalement innocenté ». L’ancien président Bill Clinton, de son côté, a reconnu avoir voyagé à bord du jet privé d’Epstein à plusieurs reprises, tout en niant toute connaissance des crimes commis.
Hillary Clinton affirme n’avoir jamais pris l’avion d’Epstein ni visité son île privée. Elle reconnaît avoir croisé à « quelques reprises » Ghislaine Maxwell, aujourd’hui condamnée pour exploitation sexuelle.
Plus de six ans après la mort de Jeffrey Epstein, le dossier reste politiquement inflammable. Entre exigences de transparence, accusations croisées et enjeux partisans, l’affaire dépasse le cadre judiciaire.
Max Betto Grandes Lignes











