15 Fév 2026, dim

Madagascar : le cyclone Gezani frappe Toamasina, au moins 38 morts

Madagascar le cyclone Gezani frappe Toamasina, au moins 38 morts

Au moins 38 personnes ont perdu la vie à Madagascar après le passage du cyclone Gezani, qui a violemment frappé mardi soir la ville de Toamasina, deuxième agglomération du pays. Les autorités font également état de six disparus et de 374 blessés.

Les rafales, atteignant jusqu’à 250 km/h, ont balayé la côte est de l’île, accompagnées de pluies torrentielles. Selon les responsables locaux, près de 75 % de Toamasina aurait été touchée, dans ce que les autorités qualifient de « catastrophe ».

Une ville dévastée

Les dégâts matériels sont considérables :
• plus de 18 000 habitations détruites ;
• environ 50 000 maisons endommagées ou inondées ;
• routes submergées, arbres déracinés, réseaux perturbés.

Des images montrent des quartiers entiers sous les eaux et des familles tentant de réparer des toitures arrachées avec des moyens de fortune.

Toamasina, également connue sous le nom de Tamatave, compte près de 400 000 habitants. De nombreuses habitations précaires n’ont pas résisté à la violence du vent.

Appel à l’aide internationale

Le dirigeant malgache, le colonel Michaël Randrianirina, a lancé un appel à la solidarité internationale pour soutenir les opérations d’urgence, alors que les services de secours sont mobilisés sur plusieurs fronts.

Le Centre météorologique régional spécialisé (CMRS) basé à La Réunion a décrit l’impact comme l’un des plus intenses jamais enregistrés dans la région depuis l’ère satellitaire, le comparant aux cyclones les plus meurtriers de l’histoire récente de Madagascar, comme Geralda (1994) ou Gafilo (2004).

Une menace persistante

Après avoir traversé l’île d’est en ouest, la dépression s’est temporairement affaiblie. Mais les prévisions indiquent qu’elle pourrait regagner en intensité dans le canal du Mozambique et redevenir un cyclone tropical intense.

Elle pourrait menacer dès vendredi le sud d’un pays voisin déjà éprouvé par de graves inondations depuis le début de l’année.

Max Betto Grandes Lignes

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