2 Mar 2026, lun

Selon Trump, aucun des successeurs envisagés pour l’Iran n’a survécu

Selon Trump, aucun des successeurs envisagés pour l’Iran n’a survécu

Le président des États-Unis a affirmé que les frappes menées contre l’Iran ont tué non seulement le Guide suprême mais aussi la majorité des responsables qu’il envisageait comme successeurs, remettant en question ses propres plans pour l’avenir politique du pays.

Des frappes qui bouleversent les plans américains

Dans le cadre des frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël en Iran, le président américain Donald Trump a déclaré que de nombreux dirigeants iraniens ont été tués, y compris plusieurs figures clés qu’il envisageait comme possibles successeurs du Guide suprême Ali Khamenei, assassiné fin février. D’après le président, ces éliminations ont rendu obsolètes les « choix » qu’il pensait pouvoir influencer pour la suite de la direction iranienne.

Dans une interview accordée à un magazine américain, Trump a indiqué que « la plupart de ces personnes ne sont plus là » et que les premières et secondes options qu’il avait envisagées n’étaient plus disponibles du fait de l’efficacité des raids militaires.

Un vide politique sans précédents à Téhéran

La mort d’Ali Khamenei a plongé l’Iran dans une incertitude politique profonde. Khamenei, qui dirigeait la République islamique depuis près de quatre décennies, n’avait pas désigné de successeur clair. Selon des analyses, une série de hauts responsables dont certains potentiels successeurs auraient également été tués ou gravement touchés lors des frappes, compliquant davantage la perspective d’une transition organisée.

À Téhéran, un Conseil de direction intérimaire composé du président iranien, du chef du pouvoir judiciaire et d’un membre du Conseil des gardiens a été formé pour assurer l’intérim jusqu’à l’élection d’un nouveau Guide suprême ou d’un autre système de gouvernance.

Une comparaison controversée avec le Venezuela

Dans ses propos, Donald Trump a évoqué l’exemple du Venezuela, où, selon lui, la capture de dirigeants avait conduit à une succession plus favorable aux intérêts américains. Il a laissé entendre qu’une dynamique similaire pourrait se produire en Iran, en espérant que certains éléments de l’appareil politique ou militaire iranien se retournent contre le régime actuel.

Cette comparaison soulève des interrogations sur la pertinence d’un tel modèle dans un contexte politique, social et religieux très différent, et sur la capacité de l’administration américaine à influencer durablement le processus de succession iranien.

Une région toujours en guerre

Les déclarations de Trump interviennent alors que les frappes et les représailles se poursuivent dans la région. Les opérations conjointes ont fait des centaines de morts parmi les responsables iraniens, selon les autorités américaines, et ont déclenché des ripostes missile et drone de la part de Téhéran contre des positions israéliennes et des bases américaines dans le Golfe.

Plusieurs pays, organisations internationales et analystes ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’absence d’un plan de transition clair pour l’Iran, soulignant que la disparition de cadres dirigeants ne garantit pas une sortie de crise stable.

Une loterie politique incertaine

Dans ce contexte, la perspective d’un rôle américain dans l’avenir politique de l’Iran reste incertaine. Trump a déclaré que ce serait finalement au peuple iranien de décider de son avenir, tout en se disant convaincu que le pays finirait par se conformer à ce que les États-Unis et Israël considèrent comme leurs objectifs stratégiques.

Alors que les frappes continuent et que l’Iran reconfigure ses structures de pouvoir interne, la succession à la tête du pays demeure ouverte, sans figure clairement établie pour prendre le relais de Khamenei.

Max Betto Grandes Lignes

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