12 Mai 2026, mar

Hantavirus en France : une patiente positive, 22 cas contact et une surveillance renforcée

Hantavirus en France une patiente positive, 22 cas contact et une surveillance renforcée

La France fait face à son premier cas confirmé d’hantavirus. Une passagère française rapatriée du navire de croisière MV Hondius a été testée positive et se trouve actuellement hospitalisée à Paris dans un état jugé préoccupant.

L’annonce a été faite par la ministre de la Santé Stéphanie Rist, qui a confirmé que l’état de la patiente « s’est dégradé cette nuit ».

Cette femme fait partie des cinq ressortissants français rapatriés dimanche après l’évacuation du bateau de croisière désormais au centre d’une crise sanitaire suivie de près par plusieurs pays.

Une variante rare et potentiellement mortelle

La souche détectée à bord du MV Hondius est l’hantavirus Andes, une variante particulièrement surveillée car elle peut se transmettre d’homme à homme.

Les spécialistes rappellent que cette forme du virus peut provoquer un syndrome respiratoire aigu et présente un taux de létalité pouvant dépasser 40 % dans certains cas graves.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, trois croisiéristes sont déjà décédés après avoir été contaminés.

Le ministère américain de la Santé a également confirmé qu’un passager américain du navire avait été testé positif.

Des patients placés sous isolement strict

Les cinq Français rapatriés ont été placés à l’isolement à l’hôpital Bichat, établissement parisien spécialisé dans les maladies infectieuses et les risques biologiques.

Les autorités précisent que les patients sont pris en charge dans des chambres sécurisées équipées de systèmes de flux d’air destinés à limiter toute contamination.

Un décret publié au Journal officiel autorise leur maintien en quarantaine pendant une durée pouvant atteindre 42 jours, soit la période maximale d’incubation connue du virus.

22 cas contact désormais identifiés

Au-delà des passagers du navire, les autorités sanitaires françaises ont identifié vingt-deux cas contact.

Ces personnes ont voyagé dans les mêmes avions que des croisiéristes infectés lors de deux trajets distincts : un vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg, puis un autre entre Johannesburg et Amsterdam.

Tous les passagers concernés ont reçu l’ordre de se signaler rapidement aux autorités sanitaires et de respecter une mesure d’auto-isolement dans l’attente d’une évaluation médicale.

Le gouvernement cherche désormais à empêcher toute chaîne de transmission locale.

Matignon suit l’évolution de la situation

Face à l’apparition du premier cas confirmé en France, une nouvelle réunion de suivi doit se tenir à Matignon sous l’autorité du Premier ministre Sébastien Lecornu.

L’exécutif insiste toutefois sur un point : éviter toute panique.

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a assuré que la situation n’était pas comparable à celle du Covid-19 en 2020, tout en affirmant que la France disposait des stocks nécessaires de masques et de tests.

Une vigilance maximale sans alerte générale

Pour les autorités sanitaires, l’objectif reste désormais de contenir rapidement le risque.

L’OMS considère pour l’instant que le niveau de menace épidémique demeure relativement faible, le virus étant jugé moins contagieux que le coronavirus.

Mais la durée d’incubation particulièrement longue de cette souche jusqu’à six semaines pousse les autorités françaises à maintenir un niveau de vigilance élevé.

Car même si aucun début de propagation locale n’a encore été détecté, le gouvernement veut éviter qu’un simple foyer importé ne devienne une crise sanitaire beaucoup plus difficile à contrôler.

Paul Lamier Grandes Lignes

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