24 Août 2026, lun

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Congo : Josué Rodrigue Ngouonimba veut rendre les vols vers la Likouala plus accessibles

Congo Josué Rodrigue Ngouonimba veut rendre les vols vers la Likouala plus accessibles

ParGrandes Lignes

Face aux tarifs élevés pratiqués sur la liaison Brazzaville-Impfondo, le ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Josué Rodrigue Ngouonimba, veut améliorer l’accessibilité de la desserte aérienne de la Likouala. Le gouvernement étudie notamment un mécanisme permettant de concilier baisse des coûts pour les voyageurs et viabilité économique de la liaison.

La question du désenclavement de la Likouala revient au premier plan en République du Congo. Interpellé au Sénat sur le prix des billets d’avion à destination d’Impfondo, Josué Rodrigue Ngouonimba a reconnu les difficultés rencontrées par les populations et assuré que des solutions étaient à l’étude.

Le ministre s’exprimait le 7 août 2026, à Brazzaville, lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales avec débat au gouvernement.

Des billets jusqu’à 200 000 FCFA

Le sénateur de la Likouala Paul Soni Benga, appuyé par son collègue Venance Mania, a notamment attiré l’attention du gouvernement sur les tarifs pratiqués par Brazza Airlines.

Selon les chiffres présentés devant le Sénat, un billet sur la liaison Brazzaville-Impfondo peut coûter entre 155 000 et 200 000 FCFA, un niveau que les parlementaires considèrent comme difficilement accessible pour une grande partie de la population de la Likouala.

Josué Rodrigue Ngouonimba a rappelé que Brazza Airlines est une compagnie privée spécialisée dans l’aviation d’affaires et les vols à la demande. Son arrivée sur cette liaison participe néanmoins à l’élargissement de l’offre aérienne vers un département confronté à d’importantes contraintes de transport.

Le ministre n’a toutefois pas minimisé le problème soulevé par les sénateurs. Il a assuré que le gouvernement travaillait sur les moyens d’améliorer durablement les conditions de desserte de la Likouala.

Une question de continuité territoriale

Pour Josué Rodrigue Ngouonimba, l’enjeu dépasse la seule question du prix d’un billet.

« La desserte aérienne de la Likouala constitue un enjeu majeur de continuité territoriale », a-t-il souligné, rappelant les difficultés liées aux alternatives routières et fluviales pour rejoindre cette partie du pays.

Le ministre a également détaillé les différentes charges qui pèsent sur les compagnies opérant des liaisons à faible trafic : carburant, maintenance des appareils, personnel, assurances, redevances aéroportuaires et de navigation aérienne ou encore fiscalité.

Ces contraintes rendent difficile l’exploitation régulière d’une ligne tout en maintenant des tarifs accessibles au plus grand nombre.

Le gouvernement étudie un mécanisme de soutien

Pour tenter de résoudre cette équation, le ministère des Transports a engagé une analyse des coûts d’exploitation de la liaison dans le cadre d’un travail plus large de régulation du secteur aérien.

Parmi les solutions envisagées figure la possibilité de placer la desserte Brazzaville-Impfondo sous un régime d’obligation de service public.

Un tel dispositif permettrait de garantir une fréquence régulière des vols tout en envisageant un mécanisme de compensation financière destiné à assurer la viabilité économique de la liaison.

L’objectif affiché est de parvenir à une desserte suffisamment attractive pour les opérateurs, mais surtout plus accessible aux habitants de la Likouala.

En mettant cette question à l’agenda du gouvernement, Josué Rodrigue Ngouonimba entend ainsi faire de la desserte aérienne du département un instrument de continuité territoriale et de désenclavement, dans une région où les déplacements vers la capitale restent particulièrement contraignants.

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