1 Août 2026, sam

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Gaza : le Hamas accepte le principe d’un désarmement, mais l’accord reste fragile

Gaza le Hamas accepte le principe d’un désarmement, mais l’accord reste fragile

Le mouvement palestinien a accepté un mécanisme progressif de remise et de neutralisation de ses armes, en contrepartie d’un retrait coordonné des forces israéliennes. Présentée par Donald Trump comme une avancée majeure, l’entente doit encore surmonter de profonds désaccords sur son calendrier et son application.

Après plusieurs semaines de négociations indirectes en Égypte, le Hamas a accepté le principe d’un désarmement progressif dans la bande de Gaza.

Cette disposition constitue le point le plus sensible de la deuxième phase du cessez-le-feu. Elle doit accompagner le retrait des forces israéliennes et le transfert de l’administration du territoire à une structure palestinienne composée de technocrates.

Donald Trump a annoncé l’accord jeudi soir, le présentant comme une étape décisive vers la fin de la guerre. Le Hamas a confirmé l’existence d’une entente, tout en posant plusieurs conditions à sa mise en œuvre.

Les armes confiées à une instance palestinienne

Le Hamas refuse que son arsenal soit remis directement à Israël ou à une puissance étrangère.

Selon le mécanisme retenu, les armes doivent être placées sous l’autorité du Comité national pour l’administration de Gaza, chargé de gouverner provisoirement le territoire. Cette instance palestinienne deviendrait la seule structure habilitée à détenir, entreposer ou contrôler des armes dans l’enclave.

Les armes utilisées par les forces de police devraient être transférées en premier. Les équipements militaires plus lourds, les missiles et les infrastructures souterraines seraient neutralisés progressivement à mesure que l’armée israélienne se retirerait.

Le calendrier définitif doit encore être négocié avec les médiateurs.

Désarmement et retrait israélien liés

Le principal désaccord porte sur l’ordre des opérations.

Le Hamas exige l’arrêt des frappes israéliennes, l’augmentation de l’aide humanitaire et le début du retrait militaire avant de remettre ses armes lourdes. Israël demande au contraire une démilitarisation complète avant toute nouvelle évacuation de ses positions.

L’accord prévoit donc une progression parallèle : chaque étape vérifiée du désarmement devrait entraîner un nouveau retrait israélien, tandis que chaque recul de l’armée israélienne ouvrirait la voie à la neutralisation d’une partie supplémentaire de l’arsenal palestinien.

Cette synchronisation doit empêcher l’une des parties d’obtenir toutes les concessions attendues sans respecter ses propres engagements.

Une vérification internationale

Une force internationale de stabilisation doit accompagner la transition.

Elle serait chargée de vérifier la remise des armes, de soutenir la création d’une nouvelle police palestinienne et de sécuriser les zones progressivement évacuées par l’armée israélienne.

Cette force travaillerait avec le comité palestinien chargé de l’administration de Gaza. Elle participerait également à la protection de l’aide humanitaire et à la remise en état des services essentiels.

Le Conseil de paix mis en place à l’initiative de Donald Trump doit superviser l’ensemble du processus avec les médiateurs régionaux.

Le Hamas évoque des concessions

Les négociateurs du Hamas présentent leur décision comme une concession destinée à protéger la population de Gaza et à éviter une reprise générale des combats.

Le mouvement affirme toutefois que son désarmement ne pourra être dissocié d’un règlement politique plus large, comprenant le retrait israélien et la reconnaissance des droits nationaux palestiniens.

Cette réserve maintient une ambiguïté importante. Le Hamas accepte le principe d’un transfert de ses armes, mais pourrait refuser une démilitarisation définitive si les engagements politiques et militaires pris par Israël ne sont pas respectés.

Israël reste prudent

Donald Trump affirme que le gouvernement israélien accueille favorablement l’accord. Aucune approbation formelle et détaillée n’a cependant encore levé les incertitudes sur son application.

Israël contrôle toujours une large partie de la bande de Gaza et exige la disparition complète des capacités militaires du Hamas et des autres groupes armés.

Au sein du gouvernement israélien, plusieurs responsables refusent tout retrait qui précéderait le désarmement. Certains demandent également que les armes soient retirées du territoire plutôt que simplement stockées sous contrôle palestinien.

Ces divergences pourraient retarder, voire bloquer, la deuxième phase de la trêve.

Des violences malgré le cessez-le-feu

L’annonce intervient alors que les violences n’ont jamais complètement cessé dans la bande de Gaza.

Des frappes israéliennes continuent d’être signalées, malgré la trêve entrée en vigueur plusieurs mois auparavant. Chaque nouvelle attaque alimente les accusations réciproques de violation de l’accord et fragilise la confiance déjà limitée entre les deux camps.

Les médiateurs doivent prochainement se réunir au Caire afin de préciser le calendrier, les mécanismes de vérification et les garanties accordées aux deux parties.

Une avancée majeure, sans garantie de paix

L’acceptation du principe d’un désarmement constitue une évolution importante pour le Hamas, qui avait longtemps présenté ses armes comme non négociables tant que l’occupation et le conflit persistaient.

Elle ne signifie toutefois pas que la guerre est terminée.

Le succès de l’accord dépendra de la capacité des médiateurs à imposer une mise en œuvre simultanée, vérifiable et irréversible. Il faudra également permettre au comité palestinien d’entrer dans Gaza, de prendre le contrôle de l’administration et de disposer d’une force de sécurité capable d’éviter un vide de pouvoir.

Après des mois de négociations, le cadre d’une sortie de guerre existe désormais. Mais entre le texte annoncé et son application sur le terrain, les obstacles politiques, militaires et territoriaux restent considérables.

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