6 Août 2026, jeu

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Guerre au Moyen-Orient : un accord sur le détroit d’Ormuz se rapproche, le pétrole recule

Guerre au Moyen-Orient un accord sur le détroit d’Ormuz se rapproche, le pétrole recule

ParGrandes LignesAFP

Les États-Unis espèrent conclure dès mercredi un accord permettant la réouverture du détroit d’Ormuz. La perspective d’une désescalade a déjà entraîné une nette baisse des prix du pétrole.

Après plusieurs semaines de tensions militaires, les efforts diplomatiques semblent reprendre entre Washington et Téhéran.

Les États-Unis ont indiqué espérer un accord rapide permettant de rouvrir le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a évoqué la possibilité d’un compromis « aujourd’hui ou demain », estimant qu’il pourrait permettre une reprise de la navigation dans cette zone essentielle.

Le Qatar intensifie sa médiation

Le Qatar, qui joue un rôle de médiateur aux côtés d’Oman et du Pakistan, a confirmé que des discussions étaient toujours en cours afin de parvenir à une solution provisoire susceptible de relancer le dialogue entre les deux camps.

Mardi, Donald Trump s’est entretenu avec l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani. Selon Doha, les deux dirigeants ont échangé sur les moyens de réduire les tensions régionales et de rapprocher les positions américaine et iranienne.

Les marchés pétroliers réagissent immédiatement

L’espoir d’une réouverture du détroit d’Ormuz a rapidement détendu les marchés.

Le baril de Brent, qui avait dépassé les 120 dollars au plus fort des affrontements, est retombé autour de 80 dollars, les investisseurs anticipant une reprise progressive des exportations de pétrole.

Un passage maritime toujours sous haute tension

Malgré ces avancées diplomatiques, la navigation demeure particulièrement risquée.

Dans la nuit de lundi à mardi, un cargo a été touché par un projectile alors qu’il tentait de franchir le détroit. L’attaque a provoqué un incendie à bord et un membre d’équipage est porté disparu.

L’Iran continue de contrôler strictement les mouvements des navires et refuse, pour l’heure, un retour au dispositif en vigueur avant le conflit. Téhéran affirme négocier uniquement avec Oman afin d’établir un couloir maritime acceptable pour toutes les parties, tout en rejetant les affirmations américaines sur des négociations directes.

La mer Rouge reste un second foyer de tensions

Pendant ce temps, les affrontements se poursuivent également en mer Rouge.

Un navire marchand indien a coulé après une attaque attribuée aux rebelles houthis, soutenus par l’Iran. Les quatorze membres d’équipage ont été secourus, selon les autorités indiennes.

Depuis plusieurs semaines, les Houthis ciblent des navires commerciaux ainsi que des infrastructures pétrolières saoudiennes, entraînant des frappes de représailles de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite.

Malgré les discussions engagées autour du détroit d’Ormuz, les deux principaux axes maritimes du Moyen-Orient demeurent donc au cœur d’une confrontation qui continue de menacer les échanges énergétiques mondiaux.

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