ONU
Auditionné devant les États membres des Nations unies, l’ancien président sénégalais a mis en avant son expérience internationale et son rôle de médiateur. En coulisses, sa campagne cherche encore à convaincre les grandes puissances.
À New York, les candidats au poste de secrétaire général des Nations unies poursuivent leur campagne.
Lors d’un débat public organisé devant les États membres, l’ancien président sénégalais Macky Sall a défendu sa candidature en mettant en avant son expérience à la tête d’un État et son engagement dans plusieurs médiations internationales.
Interrogé sur la manière dont il réagirait face à un membre permanent du Conseil de sécurité violant la Charte des Nations unies, il a rappelé avoir rencontré Vladimir Poutine après le déclenchement de la guerre en Ukraine, avant de se rendre à Kyiv, estimant que le dialogue avec toutes les parties constitue une condition indispensable à toute médiation.
« Si l’ONU devait être un orgue, je crois avoir la capacité de donner une belle partition au nom des peuples que nous représentons », a-t-il déclaré au cours de son intervention.
Restaurer la confiance dans l’ONU
Macky Sall a également promis d’engager rapidement des réformes destinées à renforcer l’efficacité des Nations unies et à restaurer la confiance dans l’institution.
Son discours s’inscrit dans une campagne où les candidats tentent de convaincre qu’ils disposent de l’expérience nécessaire pour diriger une organisation confrontée à de multiples crises internationales.
Une campagne qui peine à convaincre
En parallèle de cette audition, plusieurs médias sénégalais évoquent les difficultés rencontrées par l’équipe de campagne de Macky Sall.
Selon ces informations, des démarches auraient été entreprises afin d’obtenir un contact avec l’administration de Donald Trump, sans résultat jusqu’à présent.
Ces difficultés interviennent alors que le premier vote indicatif du Conseil de sécurité a placé l’ancien président sénégalais parmi les candidats les moins bien positionnés, derrière plusieurs concurrents latino-américains considérés comme favoris de la course à la succession d’António Guterres.
Une élection encore ouverte
Malgré ce contexte peu favorable, la procédure est loin d’être terminée.
D’autres consultations auront lieu dans les prochaines semaines avant le choix définitif du futur secrétaire général des Nations unies.
La campagne diplomatique se poursuit donc, même si les premiers rapports de force montrent que Macky Sall devra convaincre davantage de membres du Conseil de sécurité pour espérer inverser la tendance.











