ONU
L’ancien président sénégalais reste officiellement candidat à la succession d’António Guterres, mais le premier vote indicatif du Conseil de sécurité place sa candidature parmi les moins bien positionnées.
La bataille pour la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies commence à dessiner ses premiers favoris.
Lors du premier vote indicatif organisé à huis clos par le Conseil de sécurité, l’ancien président sénégalais Macky Sall a enregistré un résultat décevant. Il a obtenu six avis favorables, sept défavorables et deux abstentions, un équilibre qui le place en difficulté dès cette première étape du processus de sélection.
Même si ce scrutin n’a aucune valeur contraignante, il sert traditionnellement à mesurer les rapports de force entre les différents candidats avant les votes décisifs de l’automne.
Deux candidatures africaines largement distancées
Macky Sall n’est pas le seul candidat africain en lice.
L’ancien secrétaire général adjoint des Nations unies, l’Ougandais Olara Otunnu, a lui aussi essuyé un revers encore plus marqué, ne recueillant que deux soutiens, contre cinq avis défavorables et huit abstentions.
Ces premiers résultats confirment les difficultés rencontrées par les deux candidatures africaines face à des concurrents bénéficiant d’un soutien diplomatique plus large.
Les candidats latino-américains prennent l’avantage
À ce stade, plusieurs personnalités apparaissent nettement mieux placées.
La Costaricaine Rebeca Grynspan, actuelle secrétaire générale de la CNUCED, figure parmi les principales favorites, aux côtés de l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, Carolyn Rodrigues-Birkett, et du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’Argentin Rafael Grossi.
Leur avance s’inscrit dans un contexte où de nombreux États défendent le principe d’une rotation régionale, qui ferait de l’Amérique latine la prochaine région appelée à diriger les Nations unies.
La course reste ouverte
D’autres votes indicatifs seront organisés dans les prochaines semaines avant la désignation du futur secrétaire général en octobre.
En théorie, Macky Sall peut encore inverser la tendance, notamment si certains candidats de tête venaient à faire l’objet d’un veto d’un membre permanent du Conseil de sécurité.
Pour l’heure, toutefois, plusieurs diplomates estiment que le premier signal envoyé par le Conseil de sécurité est défavorable aux candidatures africaines, qui semblent partir avec un net retard dans cette compétition.











